Rénovation urbaine à Gagarine – Romainville (93)

Rénovation urbaine à Gagarine – Romainville (93)

Cité Gagarine (quartier Youri Gagarine) à Romainville (93), Mohamed Boughanmi, militant infatiguable, responsable du Spoutnik Dal Hlm, se bat pour l’intérêt des habitant-e-s de sa cité et de son quartier. Le collectif Pas Sans Nous et le DAL le soutiennent. Dans le tour de France de camarades Pas sans Nous, nous avons pu constater les contradictions entre les déclarations de la mairie et la réalité des volontés des habitants.


En effet, tout les habitant-e-s que nous avons rencontré l’après midi du jeudi 15 septembre 2016 connaissent et respectent Mohamed B. Et ils ont la même analyse que lui. La mairie a indiqué que les habitant-e-s avaient été concertés dans le cadre des déconstructions de la rénovation urbaine qui durera jusqu’en 2023. Quels habitant-e-s ? Des habitant-e-s référents ?
Ceux que nous avons interviewé n’ont jamais pu imposer quelques avis que ce soient aux institutions ! Tous aiment leur quartier et ne veulent pas le quitter. Ils voulaient une réhabilitation, ils ont eu une rénovation sous la pression. Ils voulaient une amélioration des conditions de logement, ils ont eu des invitations à changer de quartier. Ils voulaient une belle école. Elle est détruite. Ils sont d’ailleurs obligés d’aller à une autre école primaire à plusieurs kilomètres, avec des navettes qui ramènent les enfants sur des horaires aléatoires. Ils voulaient des appartements mieux adaptés. On ferait pression sur des personnes âgées seules. Et pour les familles, iI y aurait vraisemblablement peu de F4 et encore moins de F5 reconstruits, ce qui les obligera à déménager.

Les habitant-e-s ne comprennent pas une rénovation urbaine qui profitent aux mêmes promoteurs immobiliers et qui méprisent leurs avis collectifs. Les réunions d’information de la mairie n’avaient apparemment rien de participatif. L’attitude des institutions locales est peu ouverte aux revendications d’un groupe d’habitants. Mais tout paraît beau sur l’affichage internet de la mairie. Alors quelle réalité, celle des institutions et cabinets d’architectes, ou celle des habitant-e-s qui y vivent dans cette cité ?
Et la mairie, pour casser le militant emblématique du quartier, l’assigne en Justice pour injures publiques par voie de presse.

gargarine1
Veut on tuer l’âme et l’histoire d’un quartier ?