Pour la dissolution de Génération Identitaire

Pour la dissolution de Génération Identitaire

En quels temps vivons-nous pour qu’il faille passer par des associations afin d’exiger la dissolution d’un groupe œuvrant par la criminalité, les appels à la haine, la violence ou encore le blocage des frontières dans les Alpes contre des migrants ? En quels temps vivons-nous quand, face à cela, l’État reste dans une passivité que nous pourrions penser complice ?

Or, des quartiers populaires aux ZAD, nous assistons à l’envoi massif et régulier de la police, et même de l’armée pour un simple rassemblement festif et familial à Beaumont-sur-Oise, en mémoire d’Adama Traoré. Que signifie ce laxisme d’un côté et ce zèle de l’autre ?

En quels temps vivons-nous quand l’Etat de droit ne semble être proclamé que contre des luttes sociales et non pour empêcher des actes qui nous rappellent un passé terrible ? Nos dirigeants manquent-ils de savoirs historiques, pour ne pas voir ce que représentent partout en Europe et même en Amérique cette montée de partis et de groupuscules fascistes ?

Pas sans Nous, coordination nationale des quartiers populaires, se joint au CRAN afin de demander la dissolution du groupe xénophobe et violent que représente Génération Identitaire. Nous demandons cette dissolution car nous avons encore en mémoire les crimes tels que ceux de Ibrahim Ali et Brahim Bouarram, respectivement le 21 février 1995 à Marseille par des colleurs d’affiches du Front National et le 1er mai 1995 par des par des militants néo-nazis en marge de la manifestation du Front National. Pour ce dernier, Emmanuel Macron a tenu à lui rendre un hommage le 1er mai 2017. Nous en prenons acte, mais plutôt que de sincères condoléances, nous préférerions que le gouvernement agisse maintenant, afin d’éviter d’autres morts par des groupes fascistes, dont les revendications et les actes ne laissent aucun doute sur leurs intentions.

Certes une dissolution ne dissout pas des idées, mais a minima elle clarifierait la posture du gouvernement et serait toujours un frein à l’organisation logistique de ces groupes fascistes, que ce soit pour arrêter des migrants à nos frontières, ouvrir des bars identitaires ou attaquer une ONG à Marseille le 5 octobre dernier.

Voilà pourquoi Pas sans Nous se joint au CRAN pour exiger la dissolution du groupe xénophobe et violent Génération Identitaire.