LETTRE OUVERTE A HÉLÈNE GEOFFROY, NOUS VOULONS DES ACTES PAS DES PAROLES !

LETTRE OUVERTE A HÉLÈNE GEOFFROY, NOUS VOULONS DES ACTES PAS DES PAROLES !

Montreuil, le 31 mai

Madame la Secrétaire d’État,

Lors de notre rencontre du 10 mars 2016, vous avez témoigné votre volonté de travailler en étroite collaboration avec la Coordination nationale Pas sans Nous d’une manière pragmatique et efficace. D’ailleurs vous avez fait le choix d’organiser un format de rencontre permettant un dialogue direct, à savoir un diner en présence de votre directeur de cabinet.

Vous avez notamment exprimé :

·      votre souhait de nous associer à votre tour de France, sur des étapes à définir, afin de rencontrer les délégué-e-s de la Coordination nationale Pas sans Nous, des habitants, des conseillers citoyens et des membres des tables de quartier…

·      votre volonté de nous rencontrer au moins une fois par mois pour faire des bilans d’étapes.

 

Depuis, nous vous avons sollicitée à plusieurs reprises pour mettre en place ces réunions de travail. Nous vous avons aussi alertée sur la situation financière dramatique des associations. Nous vous avons enfin interpellée pour vous rappeler vos engagements de rencontrer les délégué-e-s de Pas sans Nous dans le cadre de votre tour de France.

À ce jour, Madame la Secrétaire d’État, toutes nos interpellations sont restées lettres mortes !

Il y a quelques jours, nous avons enfin obtenu un rendez-vous mais nous avons appris quelques heures plus tard, par mail, que vous ne seriez pas présente à ce rendez-vous et que nous allions être reçus par votre directeur de cabinet.

Nous prenons acte de votre décision de ne pas nous rencontrer.

En conséquence, nous avons pris la décision de ne pas participer à cette rencontre avec votre directeur de cabinet qui va se limiter à noter nos remarques et propos pour vous les transmettre… sans encore une fois prendre aucun engagement.

Par cette missive, Madame la Secrétaire d’État, nous vous exprimons notre colère et notre incompréhension. Si votre conception d’une étroite collaboration se limite à un dîner et quelques belles paroles, sachez que la nôtre est beaucoup plus exigeante.

Nous refusons d’être caution, alibis et complices de la dégradation sociale et politique des quartiers populaires. Vous avez envoyé une lettre ouverte aux habitants des quartiers populaires, mais nous attendons encore vos actes.